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    Le 29-09-2017 / 05.10      





    LE ROUNDUP® PEUT PERTURBER LES CELLULES SANS EFFETS VISIBLES SUR L'ORGANISME ENTIER

    Une nouvelle étude [1] publiée ce jour par l’équipe de recherche de Christian Vélot, généticien moléculaire à l’Université Paris-Sud [2], montre que les perturbations provoquées par le Roundup® au niveau cellulaire se manifestent à des doses pour lesquelles il n’y a pas encore d’effet visible à l’échelle de l’organisme entier.

    Lire le communiqué de presse (résumé ici et étude complète sur demande)

    L’étude, publiée dans la revue internationale Environmental Science and Pollution Research, a été réalisée sur un  champignon du sol (Aspergillus nidulans), utilisé comme un marqueur de la santé des sols agricoles. Cette  recherche a consisté à recourir à des analyses dites à haut-débit pour comparer quantitativement et  qualitativement l’ensemble des protéines présentes dans les cellules du champignon ayant été exposé au  Roundup ® , à celles présentes dans les cellules du même champignon non exposé. Le Roundup ® testé est la  formulation « grande culture » (“GT Plus”) contenant 450 g/l de glyphosate (son principe actif herbicide  déclaré), et la dose d’exposition choisie correspond à la concentration maximale pour laquelle aucun effet  macroscopique n’est observé (dose appelée NOAEL : No-Observed-Adverse-Effect-Level).

    « Les résultats montrent que même à cette faible dose, le Roundup ® provoque une modulation de la  quantité d’environ 6% des protéines détectées, affectant principalement le processus de détoxification  cellulaire et de réponse au stress, la synthèse des protéines, le métabolisme des acides aminés 3 , et le  métabolisme énergétique et respiratoire. » déclare C. Vélot, en charge de cette étude.

    « Ces données montrent que, indépendamment de l’organisme exposé, les perturbations métaboliques  dues aux résidus de pesticides peuvent se manifester à des doses d’exposition pour lesquelles il n’y a  pourtant aucun effet toxique visible, telles que les doses agricoles utilisées sur les plantes génétiquement  modifiées (PGM) tolérantes au Roundup ® . » conclut-il.

    Rappelons que toutes les PGM dans le monde sont évaluées suivant le principe d’équivalence en substance, qui  stipule qu’« Un aliment [...] nouveau peut être traité, du point de vue de la sécurité, comme un aliment ou  constituant alimentaire existant, dès lors que les deux sont semblables ». Concrètement cela signifie que ce  principe ne tient pas compte des éventuels effets dus à la présence dans les cellules de la plante de l’herbicide  avec lequel elle est arrosée. Pourtant, ce principe est utilisé pour déclarer que les aliments provenant d’une  PGM sont aussi sûrs et nutritifs que ceux provenant de la plante conventionnelle correspondante...

    Pour mémoire la plupart de nos animaux d’élevage sont nourris avec du tourteau de soja génétiquement  modifié tolérant au Roundup, importé du Brésil et d’Argentine, et considéré équivalent en substance au soja  conventionnel. Notre étude révèle la nécessité de soumettre ces PGM à des études moléculaires et  métaboliques approfondies avant toute décision de maintien ou de mise sur le marché.

    Contact presse
    Christian Vélot : 06 70 34 78 45
    François Veillerette : 06 81 64 65 58

     

     

     

     

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