L’artificialisation  des terres agricoles est bien visible: autoroutes, zones industrielles, méga-bassines , méthaniseurs, panneaux photo-voltaïques sur des surfaces gigantesques, carrières, ouvertures et ré-ouvertures de mines … Les dégâts des pollutions de toutes sortes:  nucléaire, chimiques  sont également visibles. Des luttes peuvent être engagées pour défendre le vivant.
L’artificialisation de nos vies par l’emprise exponentielle du numérique est également visible et des luttes peuvent être engagées. Elles sont volontairement minimisées sur la scène publique car très dérangeantes à l’heure de la pseudo intelligence artificielle, maître d’œuvre d’une politique où seule l’administration des choses a une valeur ( René Riesel ) et où l’humanité au sens de fraternité, amitié, bienveillance, disparaît.
Par contre l’artificialisation des organismes vivants: micro-organismes, végétaux, animaux dont l’Homme ne se voit pas. D’autant plus que cette artificialisation au cœur du vivant est cachée par l’industrie des biotechs, les instances internationales et une immense majorité d’États à la botte du techno-capitalisme industriel qui ne peut subsister que dans la promesse et l’emballement. Ils en sont même à essayer de nous faire croire que la nature pourrait  faire pareil que les manipulations génétiques sur le vivant ! Ce qui est une aberration biologique  totale et est d’ailleurs mathématiquement impossible.

Le collectif des FV d’OGM ainsi que la Confédération Paysanne, Via Campesina et des associations environnementales  luttent contre la mainmise de l’industrie et du numérique sur les êtres vivants pour eux mêmes et pour les conséquences que cela entraîne au niveau de toute la planète. 
En effet, les êtres vivants sont depuis 3,8  milliards  d’années d’évolution de la vie en interaction entre eux et avec leur milieu de vie: toute introduction d’éléments artificiels perturbe un équilibre dynamique fragile mais pour l’instant encore maintenu: qu’en sera-t-il bientôt?


                                             OGM et  capitalisme même plaie et même combat 

Les OGM sont l’un de plus  puissants «outils» bien caché du capitalisme par l’artificialisation du vivant et pour sa privatisation.

-  Mini rappel très synthétique sur les OGM

  OGM définition  selon la  directive 2001/18 en cours:
 organisme génétiquement modifié (OGM)»: un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle.»
 En  2001 il existait deux techniques principales pour fabriquer des OGM  : 
-  La transgenèse qui consiste à transférer un gène d’un organisme dans un autre organisme, définition transformée dans les textes en transfert d’un gène d’une espèce dans une autre espèce.
-La mutagenèse chimique ou par irradiation  qui s’effectuait sur plante entière, graine ou bourgeon . Les OGM issus de ce type de mutagenèse effectuée avant 2001, année de la directive 2001/18 ont été exclus de la réglementation car ils étaient déjà dans les champs (cela en toute opacité depuis les années 50). 
Ref à voir page 2
 Aujourd’hui, l’évolution du séquençage génétique bien qu’encore très sommaire, de certains outils des bio- technologies pourtant encore imprécis, des nano-technologies, de l’ informatique, de ce qui est nommé  biologie de synthèse et de l’IA ont fait exploser une  multitude  de techniques  de manipulations génétiques qui rendent possible de transformer tous azimuts le génome d’un très grand nombre d’organismes d’espèces différentes.
                                                                                                                                                                           
 -  Les promoteurs des OGM nous montrent  toujours le petit avantage que chacune de leur production pourrait ( conditionnel !) nous procurer mais ils n’évoquent jamais les gros désavantages qu’ils génèrent et généreront  aussi pour la collectivité  (dépendance économique et alimentaire , santé  , modèle agricole , écosystèmes, société, éthique etc ) ni les gros profits qu’ils en retirent.
 On retrouve ce processus pour toutes les technologies.
Alors que des technologies de plus en plus puissantes et déstructurantes pour notre monde et notre civilisation sont développées rapidement, le temps de l’évaluation et l’application du principe de précaution nous sont interdits sous le prétexte fallacieux que la solution technologique est la seule solution pour nous sauver de périls immanents.
Les OGMseraient leur solution pour:
-  la souveraineté alimentaire mondiale
-  l’effondrement de la biodiversité
-  le réchauffement climatique (plantes adaptées! et bientôt Humain génétiquement modifié et adapté!)
Ce qui permet de ne pas modifier le modèle qui cause tous ces périls.

Leur vision: le monde est la somme d’éléments  inertes ou vivants (pièces de légo) qui sont là pour être exploités, marchandisés et surtout privatisés. Le monde n’est qu’une somme de ressources à exploiter.
Leur argument:
Tous les êtres vivants prélèvent dans la nature et le monde vivant pour survivre. 
Contre argument: oui pour ce qui est essentiel à la survie de leur espèce mais certainement pas comme nous  pour le profit et le marché.

En fait, le système OGM est une négation profonde du facteur temps: 3,8 milliards d’années d’évolution du vivant. Evolution, à l’origine de la complexité de ses formes et de leurs interactions dans les écosystèmes - dont nous ne connaissons encore qu’une infime partie.  Il n’y a avec les biotechnologies et autres techniques associées  aucune vision systémique de notre monde, ni de la manière dont  ces interactions façonnent nos vies , nos sociétés, nos cultures, nos valeurs.
Le système OGM est de l’utilitarisme au seul profit des concepteurs qu l’ont mis en place.
 Au travers de cette démarche simplificatrice leur but est de rompre le tissage existentiel et constant  des liens naturels parce que ces liens qui constituent notre monde réel sont très anciens, complexes et par conséquent  trop difficiles à dominer et à accaparer.

Exploiter , marchandiser, privatiser tout ce qui existe et qui était gratuit ou sans droit de propriété: c’est
la doctrine capitaliste et c’est la doctrine OGM !

Et pour cela, les lobbys et la sphère politique dominante élaborent un discours utilisant toutes les techniques de manipulation mentale pour aboutir à la fabrique du consentement. Ce n’est pas nouveau et concerne nombre de domaines   mais c’est maintenant décomplexé, on en use et en abuse, ainsi le mensonge asséné et répété devient une «réalité» et l’on débaptise les OGM pour les nommer autrement (NTG). 

La lutte continue car les OGM sont toujours là !

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