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  ACTUALITE

 

Le 24-11-2017 / 17.17       VERSION IMPRIMABLE DE CET ARTICLE



LE SULFOXAFLOR, NOUVEAU NÉOCOTINOÏDE AUTORISÉ EN FRANCE... MAIS DÉJÀ SUSPENDU!

Bonjour à tous,

Je me permets de vous écrire à tous pour vous sensibiliser sur un sujet qui avait été évoqué en réunion comme un dossier important pour une grande partie de nos organisations.

Nous avons appris il y a deux jours, en RDV avec l’Anses, qu’elle avait autorisé deux pesticides à base de Sulfoxaflor.

Le sulfoxaflor est un néonicotinoïde son producteur Dow Agro Science lui conteste sa qualité de néonic pour des raisons commerciales évidentes, tant les néonics ont mauvaise presse.

Pourtant une décision de justice américaine et des publications scientifiques attestent de son appartenance à cette famille.

L’agence européenne a qualifié le pesticide de hautement toxique pour les abeilles.

Il est autorisé sur de nombreuses cultures, des cultures particulièrement concernées par les traitements néonics actuels.

L’interdiction des néonics doit entrer en vigueur en septembre 2018. En une phrase, les alternatives aux néonicotinoïdes sont toutes trouvées : il s’agira d’un nouveau néonic…

Pour nous, cette autorisation vide de sa substance l’interdiction des néonics figurant dans la loi biodiv.

Vous trouverez à ce lien une fiche complète sur le sujet : https://www.unaf-apiculture.info/IMG/pdf/unaf_fichesulfoxaflor_102017.pdf

Je ne vous cache pas notre profond dégoût.

Depuis plus de 20 ans, les apiculteurs se battent contre ces molécules… on pensait en avoir fini et ils reviennent par la fenêtre.

Hasard : aujourd’hui, le Monde publiait un article attestant de la disparition de 80% de la biomasse volante en Allemagne. La situation est très probablement la même en France. Mise en perspective avec cette étude, cette autorisation relève de l’inconscience.

L’UNAF n’a pas demandé à participer aux ateliers des EGA. Il y a certainement des actions à mener au sein des EGA contre ce pesticide mais d’après nous il faut agir très vite. Je ne vais pas vous dire quoi faire mais, à notre sens, la réaction doit être très forte.

Nous tenions notre conférence de presse annuelle aujourd’hui et de nombreux journalistes étaient comme nous estomaqués de la nouvelle.

Bonne soirée

Anne Furet

Chargée de projet « Environnement de l’Abeille »

Union Nationale de l’Apiculture Française

26, rue des Tournelles – 75004 Paris

Tel. Direct : 01 48 87 77 91

Skype : furet.anne

www.unaf-apiculture.info/

 https://www.unaf-apiculture.info/nos-actions/

 


VICTOIRE : suspension des 2 insecticides à base de sulfoxaflor !

 

Hier matin notre avocat Maitre Lafforgue nous représentait dans le cadre de l’audience au tribunal administratif de Nice suite à notre recours en référé suspension pour les Autorisations de mise sur le marché des insecticides néonicotinoïdes Closer et Transform contenant du sulfoxaflor. 

Le magistrat vient de rendre son délibéré et demande la suspension des deux insecticides visés dans l’attente du jugement sur le fond du dossier. Dow et l'ANSES ont 15 jours pour faire appel de ce jugement devant le Conseil d'Etat.

«  Notre association se félicite de cette première victoire qui va fournir un répit pour les pollinisateurs en général et les abeilles en particulier dans l'attente du jugement sur le fond. Il est grand temps que l’on arrête concrètement de mettre sur le marché tous les insecticides néonicotinoïdes si dangereux pour les abeilles ! »

 


 

Retrait du glufosinate : Bayer a fait les frais des nouveaux modèles d'évaluation des pesticides

Le fabriquant de l'herbicide Basta F1, Bayer, se dit surpris après le retrait de son produit par l'Anses. Pourtant, la procédure débutée il y a plusieurs années lui était favorable, mais de nouveaux outils d'évaluation ont changé la donne.

Retrait du glufosinate : Bayer a fait les frais des nouveaux modèles d'évaluation des pesticides

© sima

L'agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a décidé de retirer du marché français plusieurs herbicides contenant la substance glufosinate-ammonium. Utilisé en agriculture en pulvérisation sur vignes, vergers, légumes et pommes de terre, ce produit est uniquement réservé aux usages professionnels. Un produit de Bayer, baptisé Basta F1, voit son autorisation de mise sur la marché (AMM) retirée. Neuf autres produits en vente en France, car autorisés par un autre Etat membre via un permis pour le commerce parallèle, sont également concernés.

Des risques pour la santé humaine liés à l'exposition au glufosinate, une substance classée reprotoxique présumée, ne peuvent être exclus. Anses

Pourtant, les choses avaient bien commencé pour Bayer. La substance active glufosinate a été ré-autorisée en Europe en 2007 et son autorisation court jusqu'au 31 juillet 2018. Suite à cette ré-autorisation, Bayer avait déposé une nouvelle demande d'AMM à la France il y a plusieurs années. Le dossier a mis du temps à être complet d'où la lenteur de la procédure. Mais en 2016, l'Anses donnait un avis favorable pour certains usages : désherbage sur les cultures d'agrumes, de pommes, de vignes, d'oliviers, de pommes de terre, etc. Bayer a toutefois souhaité refaire une demande d'AMM pour bénéficier d'usages plus larges. L'usage dans les bananeraies et les cultures de choux par exemple avaient été recalés. Il a d'ailleurs fourni de nombreuses données pour faire valoir sa demande, surtout pour les cultures en manque d'infos. Mal lui en a pris.

Le Basta F1 ne passe plus dans les nouveaux modèles d'évaluation

Comme le permettent les lignes directrices de délivrance des autorisations de l'Anses, l'agence a pris en compte toutes les nouvelles données pour étudier le dossier de Bayer. Elle a surtout utilisé un nouveau protocole d'évaluation des risques des pesticides mis au point par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) : "Le modèle de l'Efsa est le plus récent, il prend en compte le meilleur état de la science", explique l'Anses à Actu-environnement. "Avec ce nouveau modèle, le produit ne passe plus ; les doses d'exposition de la population ne sont plus dans les limites acceptables", explique l'Anses. Les différences entre les deux modèles utilisés sont éloquentes. Conclusion : l'Agence estime aujourd'hui que "des risques pour la santé humaine liés à l'exposition au glufosinate, une substance classée reprotoxique présumée, ne peuvent être exclus".

La société Bayer a fait part de sa surprise dans un communiqué alors qu'elle avait reçu un avis favorable à la ré-homologation du produit en août 2016. Elle accuse le nouveau modèle d'évaluation : "l'Anses a utilisé un nouveau modèle d'évaluation européen sans prendre en considération les dernières données disponibles sur le Basta F1, ce qui l'a conduit à surestimer de 300 à 1.000 fois le risque pour la santé humaine".

Avec cette décision de retrait, l'Anses vise à protéger "la santé des personnes appliquant le produit et les travailleurs, les personnes susceptibles de se trouver dans un espace où ce produit est ou a été appliqué, et les enfants habitant ou fréquentant une institution à proximité des espaces traités". L'agence relève également pour certaines cultures des risques de dépassement des limites maximales de résidus sur les fruits et légumes traités. Les ventes et la distribution seront encore autorisées pour les trois prochains mois. Les agriculteurs pourront continuer d'utiliser leurs stocks jusqu'au 24 octobre 2018.

Les retraits s'enchaînent pour les molécules les plus dangereuses

Depuis le 1er juillet 2015, date du transfert à l'Anses des missions de délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, l'Agence a procédé, pour des raisons de sécurité sanitaire, au retrait de 147 autorisations de mise sur le marché de produits contenant certaines substances actives : 17 produits à base d'amitrole (novembre 2015), un produit à base de diméthoate (février 2016), 126 produits à base de glyphosate associé au coformulant POE-tallowamine (juin 2016) et trois produits à base de chlorpyriphos-éthyl (août 2016).

Mais ce retrait du Basta F1 est d'autant plus marquant que le glufosinate était évoqué dans le monde agricole comme une alternative possible à l'herbicide controversé glyphosate, bien que plus dangereux. "Nous regrettons la décision de l'Anses qui prive l'agriculture d'une solution de désherbage reconnue utile, voire indispensable par certaines filières, alors même que des études démontrent la sécurité de l'utilisation du produit pour la santé lorsque les conditions d'utilisation sont respectées", déplore Frank Garnier, Président de Bayer France.

 

Florence Roussel, journaliste Rédactrice en Chef

 


 

 

 

 

 
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