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  ACTUALITE

 

Le 03-11-2017 / 18.48       VERSION IMPRIMABLE DE CET ARTICLE



GUINGAMP : MANIFESTATION DE SOUTIEN "ANTI GLYPHOSATE"

Près de 150 personnes ont manifesté leur soutien à sept prévenus, "faucheurs volontaires", qui avaient mené une action contre le glyphosate dans une jardinerie. Leur procès s'est tenu se vendredi 20 octobre au tribunal de Guingamp.

Mercredi prochain, le 25 octobre, les états membres de l'Union européenne devront se prononcer sur le renouvellement de l'homologation de l'herbicide le plus utilisé au monde: le glyphosate. C'est notamment l'ingrédient du Roundup de la firme Monsanto.


La question est d'autant plus cruciale que l'OMS a classé ce pesticide parmi les cancérigènes probables. Une conviction que partagent notamment sept militants bretons qui comparaissaient à Guingamp aujourd'hui pour avoir justement mené une action dans des jardineries au printemps 2016. Ils avaient alors peinturluré et rendu impropre à la consommation des bidons remplis de pesticides dans une jardinerie près de Guingamp, pour alerter la population sur les dangers du glyphosate. pour alerter les consommateurs.

Les sept "faucheurs volontaires" avaient fait analyser leurs urines. Toutes contiennent du glyphosate, à des taux supérieurs à la quantité autorisée dans l'eau potable. Une imprégnation qui a d'ailleurs été l'un des arguments de l'avocat de la défense. Il a réclamé la relaxe de ses clients.

Les représentants des trois jardineries des alentours de Guingamp ciblées par ces militants écologistes étaient absents à l'audience et même pas représentés par un avocat. Le procureur a requis 300 euros d'amende avec sursis, par personne.

Le délibéré sera rendu le 15 décembre


Revue de presse Le Télégramme, France3 et Ouest-France:

 


Automédia: Intervention de Jérôme Bouquet-Elkaïm, Fabrice nicolino et Noël Rozé 


Pratiques criminelles dans l’agroalimentaire

En Bretagne, des coopératives dévoyées

Comment un pays producteur tel que la France peut-il se retrouver avec des millions d’œufs infectés au fipronil, un insecticide dangereux, et des tonnes de produits contaminés ? L’industrialisation de l’agroalimentaire connaît ainsi des scandales à répétition. En Bretagne, l’évolution des coopératives conduit parfois à mettre en danger la vie de leurs salariés tout en marginalisant les paysans.

 

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Émeric Chantier. – « Can 5 », 2015 - ADAGP, Paris 2017

En 2008, l’été avait été pourri, mais le cours mondial des céréales flambait. À la fin de l’hiver 2009, il fallait préserver les vingt mille tonnes stockées à Plouisy, aux portes de Guingamp, dans les immenses silos à plat de la société Eolys. Moisissures, charançons et parasites proliféraient dans les hangars. « Au lieu de ventiler, et pour des raisons de coût, raconte avec colère M. Laurent Guillou, les responsables du site ont décidé de traiter avec du Nuvan Total. » Une pompe doseuse pulvérise ainsi des centaines de litres de ce produit contenant du dichlorvos, un insecticide classé comme « extrêmement dangereux » et « potentiellement mortel » par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) et interdit d’utilisation depuis mai 2007. Ce fils de paysan, employé à la réception des céréales, ne sait pas encore que sa vie vient de basculer. En février 2010, il réceptionne sans protection du triticale (hybride de blé et de seigle) traité avec du Nuvagrain (chlorpyriphos-méthyl) et du K-Obiol (deltaméthrine). Les mêmes symptômes apparaissent chez plusieurs employés : maux de tête, brûlures au visage et problèmes respiratoires. La dose maximale autorisée a été largement dépassée, selon le tribunal des affaires de sécurité sociale, qui a condamné pour faute inexcusable le groupe coopératif Triskalia, issu de la fusion d’Eolys avec les coopératives des agriculteurs du Morbihan et de Bretagne. Atteints d’hypersensibilité chimique multiple, deux salariés ont obtenu une indemnisation, mais ils attendent toujours la suite de leur plainte au pénal. Deux autres se battent depuis six ans pour être reconnus en maladie professionnelle. Ils sont tous sans travail.

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